Flash spécial : Brexit - premières analyses

Les Britanniques ont tranché, le « out » l’emporte. Le suffrage a recueilli près de 52% en faveur de la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne.

Quelles sont les conséquences et les risques probables de l’issue de ce référendum ?

 

 

Didier BujonPar Didier Bujon, Directeur général du Groupe Equance

Dans un premier temps, les marchés vont enregistrer plutôt violemment le vote britannique. Nous le constatons aujourd’hui, le Nikkei clôture à – 7,92%, le CAC40 cédant à la mi-journée près de 6.9%. Le Footsie100 perd 2.6%. La livre sterling s’échangeant à 1,23 € contre 1,31 € la veille (près de – 6%). Le brent perdant lui aussi 5% à 48$.

A contrario, l’or est en nette hausse, l’once d’or s’apprécie de près de 5% à 1 313 USD.

 

A cette heure, il est à noter que la perte sur l’Eurostoxx ou le CAC 40 correspond environ, au gain de la semaine dernière … Perte très concentrée sur les valeurs bancaires européennes.

 A plus long terme, les conséquences sont assez difficiles à quantifier. La sortie de l’UE n’étant pas aussi simple qu’annoncée. Le Royaume Uni devrait renégocier tous ses accords : commerciaux, de libre circulation des biens et personnes, sur le trafic aérien... Bref, un vaste chantier qui prendrait plusieurs années.

D’autant qu’il ne s’agit que d’un référendum, l’exécutif peut toujours passer outre l’avis de son peuple, avec néanmoins un lourd risque politique. (David Cameron a déjà pris acte du vote et a déclaré présenter sa démission à l’automne).

Il pourrait également y avoir un risque de contagion à d’autres pays comme le Danemark ou encore les Pays-Bas qui ont déjà fait part de leur souhait de quitter l’UE.

Lors de notre précédente Point sur les marchés nous mettions l’accent sur le climat d’incertitude qui prédomine sur les marchés financiers depuis l’été dernier. Ce nouvel évènement vient amplifier le phénomène, les banques centrales sont contraintes d’être toujours à la manœuvre, et vont devoir continuer à l’être encore un moment. Mario Draghi a déjà fait savoir qu’il pourrait prolonger sa politique de quantitative easing.

La BoE pour sa part vient d’annoncer ce vendredi qu’elle était prêt à injecter 326 milliards d’euros pour assurer le bon fonctionnement des marchés.

Dans son discours de la semaine dernière Yanet Jellen a confirmé sa politique de resserrement monétaire (poursuite de la hausse des taux directeurs initiée fin 2015), mais a nuancé qu’une prochaine remontée des taux est soumise à une consolidation de la croissance américaine, une amélioration du marché de l’emploi et de la tendance de l’inflation. Ces conditions sont pour l’instant trop fragiles.

Mais elle a surtout annoncé qu’elle serait attentive au résultat du vote britannique et saurait prendre les décisions adéquates. Une prochaine hausse ne se faisant au mieux qu’en septembre voire l’année prochaine, après l’élection présidentielle.

D'un point de vue financier, si les banques centrales ont été historiquement accommodantes, il est fort à parier qu'elle vont aller plus loin encore, un action coordonnée des grandes banques centrales est même probable et serait bien prise par les marchés financiers puisque  éloignant le risque d'une crise financière.‎

Bref, Good bye England : le Royaume Uni sort mais y était-il vraiment jamais entré ?

En ce qui concerne nos portefeuilles :

Pour rappel, suite à nos arbitrages de septembre 2015 et janvier 2016, nos portefeuilles sont restés sous pondérés avec des indices d’exposition de 49 pour les Offensifs et 30 pour les Equilibrés (sur une base de 100).

  • Nous n’avions pas « joué » le Bremain dans nos allocations.
  • Les Allocations Euro contenaient même du dollar qui se renforce depuis ce matin.
  • Nous avions d’autre part investi sur les Mines Aurifères pour les Stratégies offensives.
  • Enfin, nous n’avions ni surpondéré la Livre Anglaise ni les valeurs bancaires qui souffrent particulièrement de ce vote.

Nos Allocations étant fortement investies en Fonds Flexibles (Carmignac Patrimoine, Fidelity Patrimoine ou Covéa Patrimoine) ; ces derniers ont déjà procédé à des arbitrages.

Pour notre part, nous attendons une amélioration des conditions de marché et une dissipation de l’effervescence actuelle, mais il est encore trop tôt pour déterminer notre position.

Cependant nous pourrions prévoir d’augmenter la Part actions internationales et émergents car nous cherchions un point d’entrée depuis quelques semaines. Nous pourrions utiliser des fonds cotés en USD à ce titre pour jouer sur un renforcement du dollar sur quelques mois.

Nous ne manquerons pas de communiquer à ce moment-là. Nous ferons également un point sur la situation des Français résidant aux Royaume Uni.

Voici les analyses des principales sociétés de gestions partenaires d'Equance :

- La note de Franklin Templeton Investments : Cliquez ici pour lire l'Analyse du 24/06/2016 Beyond Bulls & Bears : Le Royaume-Uni vote une sortie de l'UE

- La note de Fidelity International : Cliquez ICI pour lire le Flash Marché Spécial Brexit - 24/06/2016

- Carmignac : Cliquez ICI pour lire la note : Commentaires et Positionnement de Carmignac Patrimoine - 27/06/2016

Pour en savoir plus, vous pouvez nous contacter par email : contact@equance.com ou consulter notre carte des représentations pour être mis en contact avec le consultant le plus proche de chez vous : "Nos représentations".

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